Vie quotidienne · commerces · sociabilité

Les cafés de Bollène dans les archives

De 1895 à 1911, quelques délibérations municipales suffisent déjà à faire réapparaître des cafetiers, des établissements, des travaux et même un débat sur l’ouverture jusqu’à minuit.

1895

Hippolyte Roux, cafetier

Un nom et un métier dans un registre municipal

Une délibération de 1895 mentionne explicitement « le Sieur Roux Hippolyte cafetier » à propos du règlement d’une facture sur les dépenses imprévues de la commune. Cette mention permet d’établir son activité de cafetier à Bollène à cette date, sans extrapoler l’adresse de son établissement ni la durée de son activité.

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Pourquoi cette trace compte

Les documents administratifs conservent souvent des détails absents des grands récits historiques. Un nom, une profession ou une facture peuvent devenir le point de départ d’une enquête sur les commerces, les rues et les habitants d’une époque.

1908

Les cafés ouverts jusqu’à minuit ?

Une question déjà débattue il y a plus d’un siècle

Une délibération de 1908 conserve la trace d’un vœu concernant l’ouverture des cafés jusqu’à minuit. La notice ne permet pas de reconstituer à elle seule tous les arguments échangés, mais elle établit que la question des horaires des cafés était bien portée devant le conseil municipal.

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Le café comme lieu social

Cette question d’horaire rappelle que les cafés ne sont pas seulement des commerces : ils sont aussi des lieux de rencontre. Les réglementer revient donc à arbitrer entre activité économique, usages de la ville et vie collective.

1911

Le Café Escoffier, boulevard Victor-Hugo

Un établissement relié à un lieu

Une délibération de 1911 associe le Café Escoffier, Martin Escoffier et le boulevard Victor-Hugo à des travaux de bordure de trottoir. Ici, l’archive relie directement un commerce, une personne et un espace précis de Bollène.

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Vers une carte des anciens cafés

En croisant progressivement délibérations, recensements, plans et photographies, ces mentions pourront servir à reconstituer la géographie des cafés et lieux de sociabilité de la ville au tournant du XXe siècle.

Aujourd’hui

Du document à l’histoire locale